Guide d’achat des casques de sécurité

Rédigé par Franck - - Aucun commentaire

Le port de casque de sécurité est obligatoire dans le cadre de certaines activités. C’est un équipement indispensable pour protéger la tête des travailleurs contre les chocs, les arcs électriques, le contact avec des produits corrosifs … pouvant survenir sur le lieu de travail. Pour accroître sa performance, il est important de choisir le modèle le plus adapté à chaque travailleur. Pour ce faire, de nombreux critères doivent être retenus.

Les spécificités d’un casque de sécurité

Même s’il en existe différents modèles, les casques de protection sont dotés de trois éléments principaux qu’ils ont en commun à savoir :

  • la calotte qui est la partie superficielle rigide de l’accessoire
  • la coiffe qui est la partie intérieure entrant en contact avec la tête et qui a pour rôle d’atténuer les chocs
  • les jugulaires qui sont des points de fixation du casque

D’autres éléments comme l’écran facial, les protèges oreilles, les cagoules … peuvent être retrouvés sur certains modèles.

Choisir en fonction des risques déterminés

Avant de fournir des équipements de protection individuelle dont le casque de protection aux travailleurs, l’employeur doit déterminer les risques que l’on ne peut pas supprimer au sein de l’environnement de travail. Le choix du casque dépendra de cela.

  • Risques de choc sur le sommet du crâne :

Cela provient généralement de chutes d’objets qui peuvent atterrir sur le sommet du crâne. Si c’est le seul risque à craindre, il est conseillé d’opter pour des casques de sécurité qui répondent aux exigences de la norme EN 397. Cette dernière se réfère aux modèles de protection basique. Attention, si d’autres risques ont été déterminés, il vaut mieux choisir un modèle plus sécurisant.

  • Risques de chocs et de heurts sur des objets immobiles :

Si au sein de l’environnement de travail, les salariés peuvent se cogner la tête contre un obstacle dur, mais immobile, il faudra opter pour un casque répondant aux exigences de la norme EN 812. On parle, dans ce cas-ci, de casques anti-heurt. Ces modèles sont légers et confortables, mais leur niveau de protection est plus limitée, voire plus faible que ceux normés EN 397.

Leur port ne convient pas en cas de risques d’objets tombants sur le sommet du crâne ou de chocs avec des objets en mouvement et en suspension.

  • Risques de choc au niveau de la tête et de pénétration de lame plate :

Ces risques sont plus dangereux d’où la nécessité d’opter pour un casque plus sécurisant. On s’orientera, dans ce cas, vers les modèles associés EN 397 et EN 14052. L’association de ces deux normes au sein d’un même casque augmente la sécurité apportée.

Il protège des risques d’objets qui tombent sur le sommet de la tête, des chocs sur les autres parties de la tête et des pénétrations de lame plate rattachée à une masse percutante.

  • Risques électriques :

Pour protéger la tête d’un éventuel accident électrique, il est important de choisir un casque approprié. Si les modèles EN 397 offrent une protection contre un courant alternatif de 440V sur une courte durée, les modèles répondant aux exigences de la norme EN 50 365 proposent une protection plus accrue. Ces derniers peuvent effectivement supporter un courant alternatif de 1 000 V et un courant continu de 1 500 V.

  • Risques de chute de hauteur :

Pour les travailleurs devant opérer sans toucher le sol, il faut opter pour des casques réduisant l’impact d’une chute de hauteur. On a, dans ce cas-ci, deux options. La première se réfère aux modèles répondant aux exigences de la norme EN 397 A1. En plus de protéger la tête contre les objets tombants, cette dernière protège également des blessures cérébrales et fractures du crâne.

La deuxième option se réfère aux casques répondant aux exigences de la norme EN 12492. Cette dernière regroupe les équipements d’alpinisme et d’escalade et donc les casques spécialement conçus pour les alpinistes. Ces derniers peuvent être utilisés par les travailleurs en hauteur en fonction des risques enregistrés.

Dans les deux cas, on retrouve des modèles ventilés et non-ventilés en fonction des besoins.

  • Autres risques pouvant exposer d’autres parties de la tête :

Aux modèles cités ci-dessus, il est parfois utile d’ajouter d’autres accessoires de protection. Dans le cas où le travailleur est également exposé au bruit, il faut penser à rattacher des protège-oreilles de la norme EN 352-3 à son casque de sécurité.

Dans le cas où le salarié doit avoir le visage protégé contre un risque mécanique ou la chaleur, il faut associer au casque un écran facial normé EN 1731. La visière est ici grillagée.

Et mis à part les casques, il faut savoir que les travailleurs peuvent aussi porter des casquettes de sécurité. Il s’agit de modèles antichocs qui protègent la tête des chocs, des blessures superficielles et des coupures. Normés EN 812, les casquettes de protection ne protègent pas des objets tombants sur le sommet du crâne. Leur visière permet une bonne visibilité quand le travailleur doit intervenir à l’extérieur.

Choisir en fonction de la coiffe intérieure

Cette partie du casque est garante du confort, mais pas seulement. La coiffe a pour rôle principal d’atténuer les éventuels heurts et chutes d’objets sur la tête. On distingue différentes variétés de coiffe dont les plus courantes sont :

  • les coiffes en polyéthylène (plastique) : ces dernières ont pour mission de prévenir les irritations du casque contre la peau. Elles sont adaptées pour un port de courte durée.
  • les coiffes en textile : ces dernières sont plus confortables et peuvent être portées pendant plusieurs heures.
  • les coiffes alliant ces deux matières : ce sont les variantes les plus performantes puisqu’elles associent le confort du textile, la protection frontale du polyéthylène et la souplesse.

Choisir en fonction du matériau de fabrication du casque

De nombreux matériaux peuvent être utilisés pour fabriquer un casque de chantier. Chaque matériau a ses points forts et ses points faibles. Sur le marché, on trouve surtout des modèles en :

  • polyester : c’est le matériau le plus résistant puisque sa durée de vie peut atteindre 5 ans en fonction de son utilisation et des attaques extérieures qu’il subit au quotidien.
  • polyamide : ce matériau offre une durée de vie de 4 ans, mais là encore, tout dépend de son utilisation.
  • polyéthylène : avec une durée de vie de 3 ans, ce modèle reste performant, mais s’use plus vite que les deux précédents.

Il faut souligner que les employeurs doivent vérifier l’état des casques de sécurité de manière régulière et, au moins, une fois par an. En cas de défaillance, il faut les remplacer immédiatement. Il ne faut pas se fier totalement à la « date limite d’utilisation » affichée sur les casques. Pour les fabricants, cette mention est obligatoire, mais il ne faut pas se limiter là-dessus puisque si un casque se casse avant cette date, son remplacement devra être fait rapidement sans attendre cette date de péremption.

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